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Le Journal Des Bonnes Nouvelles

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Quatre vies sauvées en un an : le saint-bernard de la BAC

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Son nom circule depuis des mois dans les commissariats de l’est de la France et suscite la même admiration. Car Laurent G., 36 ans, n’est pas un policier tout à fait comme les autres : en l’espace d’un an, ce gardien de la paix affecté à la brigade anticriminalité (BAC) de Nancy (Meurthe-et-Moselle) s’est distingué en sauvant la vie de quatre personnes lors de trois interventions délicates.

Laurent G. est surnommé Mitch Buchannon, d’« Alerte à Malibu », depuis son sauvetage d’un voleur de bicyclette tombé à l’eau.Laurent G. est surnommé Mitch Buchannon, d’« Alerte à Malibu », depuis son sauvetage d’un voleur de bicyclette tombé à l’eau.

Son nom circule depuis des mois dans les commissariats de l’est de la France et suscite la même admiration. Car Laurent G., 36 ans, n’est pas un policier tout à fait comme les autres : en l’espace d’un an, ce gardien de la paix affecté à la brigade anticriminalité (BAC) de Nancy (Meurthe-et-Moselle) s’est distingué en sauvant la vie de quatre personnes lors de trois interventions délicates.« Je ne m’attendais pas à ce que l’on parle de moi sur la place publique, avoue quelque peu gêné ce père de deux enfants. Contrairement à ce que l’on peut parfois penser, un policier est d’abord là pour servir ses concitoyens. »

La folle année de Laurent débute le 9 avril à Nancy. Alors qu’il est en patrouille avec ses collègues Xavier et Alban, il aperçoit une épaisse fumée noire qui s’échappe par la fenêtre d’une maison. Arrivés sur place, les policiers ne parviennent pas à accéder à l’intérieur de l’habitation et finissent par forcer la porte principale. Alors que les flammes ravagent le rez-de-chaussée, les policiers gagnent le premier étage. « J’ai vu un homme brûlé aux jambes qui tenait dans ses bras un bébé », raconte Laurent, qui les met à l’abri en attendant l’arrivée des secours. Le père de famille et son fils de 6 mois s’en sortiront sans blessure grave.

Onze jours plus tard, les trois mêmes policiers en patrouille sont alertés à la suite d’un vol de vélo à Saint-Max. Rapidement, ils identifient un cycliste qui emprunte à vive allure les berges de la Meurthe. « Comme il ne voulait pas être pris, il a préféré laisser le vélo et se jeter à l’eau dans l’espoir de gagner l’autre rive, résume le policier. Mais il s’était déjà beaucoup dépensé pour nous semer, et le poids de ses vêtements et les 5o C de l’eau de la rivière l’ont figé. Je n’avais pas d’autre choix que de le rejoindre. » Laurent parvient à remonter le fuyard à la surface et à le ramener sur la berge.

Enfin, le 21 décembre, le gardien de la paix parachève son année riche en sauvetages. Appelé pour une rixe devant un fast-food de Vandœuvre-lès-Nancy, Laurent trouve un adolescent à terre, sérieusement blessé, l’artère fémorale sectionnée par un coup de couteau. Alors que ses collègues interpellent les deux agresseurs présumés, il vient en aide à la victime. « Le sang jaillissait de sa jambe, je suis entré dans le restaurant pour prendre des gants, et j’ai appliqué un point de compression en attendant les secours. » Son geste sauvera la vie du jeune homme.

Déjà décoré des médailles de bronze et d’argent du courage et du dévouement pour ses deux premières actions, le trentenaire pourrait se voir décerner une troisième distinction. A la BAC depuis 2006 — un service qu’il aime « pour l’adrénaline quotidienne propre aux interventions » — il rêve de rejoindre d’ici quelques années la police judiciaire. « Peut-être la lutte contre les stupéfiants ou les brigades de répression du banditisme, confie-t-il. Une unité où il y a de l’action et où je pourrais me sentir utile. »

 

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