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Après sept jours de dérive dans le Pacifique, deux Polynésiens retrouvés vivants

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Ils dérivaient depuis sept jours sur leur bateau dans l'océan Pacifique, deux Polynésiens, un frère et une sœur, ont été retrouvés lundi 14 novembre (mardi 15 novembre à Paris) vivants par des pêcheurs au large de Tahiti, a constaté un journaliste de l'AFP. Laurent et Meherio Para, respectivement âgés de 34 et 29 ans, étaient portés disparus depuis le 8 novembre. Ils avaient quitté l'île de Huahine pour rejoindre Maiao, une petite île proche de Tahiti, mais n'y étaient jamais parvenus. Selon la télévision locale TNTV, leur disparition serait due à un défaut d'instruments de navigation sur leur embarcation, un bateau de pêche à moteur typique de Polynésie.

Après 55 heures de vols sur une zone de 70 000 km2, le Centre de coordination de sauvetage aéromaritime de Polynésie avait cessé les recherches dimanche. Le lendemain, deux pêcheurs les ont aperçus en plein océan. "J'ai vu de loin quelque chose, et avec les jumelles, j'ai vu une bâche bleue à l'avant d'un bateau, et la petite sœur a beaucoup pleuré de voir un bateau arriver", a témoigné Pukaina Tuteamaru, l'un des pêcheurs qui leur a porté secours.

Exténuée, Meherio rit et pleure à la fois parmi les centaines de proches venus l'embrasser. "On a mangé du caviar", plaisante-t-elle pour expliquer leur survie, avant de rendre un hommage vibrant à son grand frère : "Il s'est occupé du moi comme d'une princesse, il avait soif, mais il me laissait tout à boire, il me laissait le plus (...) à manger, et il me disait à chaque fois : je vais te ramener, ma sœur, c'est ça ma mission. C'était dur", a-t-elle reconnu. "Au bout de trois jours, on s'est dit : on va peut-être habiter là-bas, dans l'océan", a-t-elle raconté. On avait perdu espoir jusqu'à ce matin. Enfin, moi, mon frère non, il a rien lâché." "Les larmes sont tombées toutes seules, parce que ce sont des larmes qu'on avait gardées depuis mardi dernier jusqu'à aujourd'hui", a affirmé leur père, Robert Para.

L'expérience de pêcheur de Laurent Para a contribué à les sauver : il a recueilli de l'eau de pluie, capturé un mahi mahi (gros poisson carnivore que l'on trouve dans les eaux tropicales, ndlr), et il est parvenu à se rapprocher des côtes en se servant d'une bâche comme d'une voile. Leurs proches n'avaient pas perdu espoir. En tahitien, Meherio signifie sirène.

 

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