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La "garantie jeunes" expérimentée pour des réfugiés

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Instaurée dans le cadre de la loi Travail, la "garantie jeunes" est aujourd'hui dans sa phase de test. Six missions locales expérimentent le dispositif destiné aux 16-25 ans en situation de précarité, pour accompagner des réfugiés vers l'emploi, a annoncé lundi la ministre du Travail Myriam El Khomri. "Nous avons souhaité proposer un vrai parcours d'intégration, en adaptant plusieurs outils de la politique de l'emploi", a souligné la ministre, lors d'une visite dans une mission locale à Paris.

Avec le soutien des services de l'État, cette mission locale du XVe arrondissement a fait entrer dans la garantie jeunes, depuis une semaine, une vingtaine de jeunes de 18 à 25 ans venus de Libye, d'Afghanistan ou encore du Soudan. La garantie jeunes propose à ceux qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation, une allocation mensuelle de 471 euros et un accompagnement renforcé vers l'emploi pendant un an. 105.000 personnes en ont bénéficié en 2016 et le gouvernement table sur 150.000 en 2017.

Pour les réfugiés, ont été ajoutés des cours de français dispensés sur place, tous les matins, par l'Office français de l'immigration et l'intégration (Ofii). L'après-midi, les participants font des ateliers socio-professionnels, portant par exemple sur la présentation, la confiance en soi ou l'apprentissage de la mobilité dans Paris. L'objectif est de leur faire intégrer au bout de quelques semaines des stages ou formations qui pourront leur permettre à terme d'accéder à l'emploi.

Les cinq autres missions locales expérimentant la garantie jeunes pour des réfugiés se trouvent à Tulle, Rennes, Dijon, Cherbourg et Montbéliard, a précisé Myriam El Khomri. Au total, "une cinquantaine" de jeunes réfugiés sont entrés dans le dispositif, selon l'entourage de la ministre. Lors d'une table-ronde, la ministre du Travail a échangé avec plusieurs jeunes qui lui ont fait part de leurs ambitions - devenir conducteur d'engins, chauffagiste-plombier ou vendeur - mais aussi de leur impatience d'accéder à une formation qualifiante.

Plusieurs ont ainsi estimé excessif de suivre au préalable 240 heures de cours de français, et se sont plaints des écarts de niveaux à l'intérieur de leur groupe. "Je comprends que vous ayez envie de travailler très vite", mais la maîtrise de la langue, y compris à l'écrit, est "un passeport pour la suite", leur a répondu la ministre. Elle a par ailleurs évoqué une expérimentation menée par l'Afpa (formation professionnelle pour adultes), en Ile-de-France et dans les Hauts-de-France, alliant hébergement, restauration et formation et qui devrait être étendue à "1.000 réfugiés".

 

 

 

 

 

 

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