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Le sort d'un bébé miraculé suscite l'émotion suite au naufrage en méditerranée

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Elle s'appelle Massar et n'a même pas deux ans. Cette petite Syrienne est l'une des rares rescapés de l'immense naufrage en Méditerranée qui a fait plus 500 morts la semaine dernière, le plus grave de ces dernières années selon l'Organisation internationale des migrations.

 

A présent hors de danger dans l'hôpital d'Heraklion, en Crète (Grèce), la fillette suscite l'émotion bien au-delà des frontières grecques. «Des dizaines de personnes appellent tous les jours pour s'informer de son état de santé et proposer de l'adopter», indique même la directrice adjointe de l'établissement, Lena Borboudakis.

Tous ont été émus par l'histoire de cette petite Syrienne, passée si près de la mort après trois jours en pleine mer. Sa mère, une migrante parmi les 500 à bord de ce fragile navire, a su qu'elle ne survivrait pas au naufrage. Elle a donc confié Massar à une jeune fille de 19 ans, Doaa, équipée elle d'un gilet de sauvetage. «Je voulais sauver les enfants, c'est pourquoi je suis restée en vie», raconte cette dernière, traumatisée de n'avoir su garder en vie un autre bébé qu'un grand-père désespéré lui aurait également confié.

Comme les autres, Doaa avait embarquée le 6 septembre en Egypte avec l'espoir de gagner l'Italie. Elle était partie avec son compagnon pour s'y marier. Mais le jeune homme n'a pas survécu. «Maintenant, je n'ai plus de raison d'y aller», soupire-t-elle en espérant que la petite Massar ait une vie plus heureuse.

Parmi les dizaines d'appels quotidiens, l'hôpital d'Heraklion a pris très au sérieux celui d'un homme, résidant en Suède, qui affirme être l'oncle de la petite Syrienne. «C'est grâce à une photo de la petite postée sur Facebook qu'il l'a reconnue. Il a amené avec lui des photos de toute la famille et dit qu'un frère de l'enfant réside déjà avec lui en Suède», a expliqué Ashraf Kabara, président de l'association des Egyptiens de La Canée, ville voisine de Heraklion où six des dix rescapés ont été transférés par les secours.

L'homme s'est ainsi présenté samedi à l'hôpital et a pu rencontrer la fillette. Pour l'instant, Massar reste toutefois sous la responsabilité légale du centre d'action sociale de La Canée qui appelle à la «prudence». «Il va falloir procéder à de nombreuses vérifications, y compris via l'ADN», a souligné Dimitris Nikolakakis, directeur du centre.

 

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