You are here: Accueil Politique International l'avocate Iranienne Nasrin Sotoudeh est sortie de prison
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size

Le Journal Des Bonnes Nouvelles

Les bonnes nouvelles apportées dun pays éloigné, sont comme de leau fraîche à une personne altérée et lasse.

Erreur
  • XML Parsing Error at 1:1215. Error 9: Invalid character

l'avocate Iranienne Nasrin Sotoudeh est sortie de prison

Envoyer
Note des utilisateurs: / 1
MauvaisTrès bien 

Deux ans. Il aura fallu plus de deux ans de combat acharn l'illustre avocate iranienne Nasrin Sotoudeh pour que les autorits iraniennes daignent lui accorder une libration, provisoire, de prison. "L'avocate emprisonne Nasrin Sotoudeh a t autorise quitter la prison (d'Evin) pour trois jours aprs le versement d'une caution de 300 millions de toumans iraniens (180 000 euros, NDLR), a rvl jeudi le site iranien d'opposition Kaleme. Une nouvelle confirme par le quotidien britannique The Guardian, qui, citant l'poux de la prisonnire politique, affirme que la permission de sortie de trois jours de l'avocate iranienne pourrait tre prolonge.

C'est que celle qui est devenue l'icne de la dmocratie en Iran a men pendant vingt-huit mois un vritable combat mort contre Thran. Pour avoir gratuitement dfendu des activistes politiques, des journalistes, et mme des manifestants opposs la rlection de Mahmoud Ahmadinejad la prsidence, Nasrin Sotoudeh est jete en prison en septembre 2010, puis condamne en janvier 2011 onze ans d'enfermement et vingt ans d'interdiction d'exercer son mtier. Une peine rduite en appel six et dix ans.

Les juges islamiques la reconnaissent coupable d'avoir "agi contre la scurit nationale" et de "propagande contre le rgime" iranien, et, mme emprisonne, l'ex-bras droit de Shirin Ebadi (Prix Nobel de la paix 2003, NDLR) continue d'tre harcele. Dans la funeste prison politique d'Evin, l'avocate est rgulirement envoye, plusieurs semaines durant, dans une minuscule cellule individuelle. Mais ce n'est pas tout. Son mari, Reza Khandan, et ses deux enfants, de 3 et 11 ans, se voient interdire toute visite en prison. Pire, sa fille Mehraveh a reu une interdiction judiciaire de quitter le pays.

C'en est trop pour la femme de loi. Le 17 octobre dernier, Nasrin Sotoudeh entame une grve de la faim pour que sa fille retrouve ses droits. La seule arme dont elle dispose. Cela n'est pas pour plaire Thran. Le 31 octobre, elle est de nouveau jete en confinement solitaire, "dans des conditions comparables une tombe", raconte son mari au site International Campaign for Human Rights in Iran.

Consciente de l'urgence de son cas, l'Europe monte au crneau et dcide de donner l'avocate un coup de pouce. Fin octobre, le Parlement europen lui dcerne son prix Sakharov "pour la libert de l'esprit", en compagnie de son compatriote cinaste Jafar Panahi, condamn pour sa part six ans de prison. "Nous devons soutenir ces personnes contre un tat qui ne respecte aucune des liberts fondamentales. Ce prix, c'est aussi un non trs clair au rgime iranien", souligne alors le prsident du Parlement, Martin Schulz.

Furieuse, la Rpublique islamique refuse, ds le lendemain, que cinq eurodputs, censs se rendre du 27 octobre au 2 novembre en Iran, rencontrent les deux laurats. La visite est annule. Cela n'empchera pas, un mois plus tard, l'Assemble gnrale de l'ONU d'adopter une rsolution condamnant "des violations graves et rcurrentes des droits de l'homme" en Iran. Pendant ce temps, Thran, la dtermination inbranlable de Nasrin Sotoudeh finit par payer.

L'avocate est sortie de son isolement et reoit enfin la visite de sa famille. Celle-ci en revient profondment choque. D'aprs son mari, Reza Khandan, son tat de sant s'est tellement dtrior qu'elle est envoye chaque jour l'infirmerie. "La chose la plus visible est sa svre perte de poids : son visage est squelettique, ses yeux creuss", raconte-t-il. Pourtant, les autorits iraniennes le jurent : leur illustre avocate est "en bonne sant".

Nasrin Sotoudeh n'est pas la seule avocate emprisonne en Iran. Quatre autres membres du barreau - Mohammad Ali Dadkhah, Mohammad Seifzadeh, Abdolfattah Soltani et Houtan Kian (ce dernier a t arrt en 2010 car il dfendait Sakineh, une Iranienne qui devait tre lapide pour participation un meurtre et un adultre) - ont t condamns des peines allant de deux treize ans de prison.

 

Like me !