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Le Journal Des Bonnes Nouvelles

Les bonnes nouvelles apportées dun pays éloigné, sont comme de leau fraîche à une personne altérée et lasse.

La révolte des patrons contre les projets fiscaux de François Hollande.

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Le mouvement des Pigeons a réussi à médiatiser la fronde des patrons contre les projets fiscaux de François Hollande.

Ce mouvement des Pigeons est une triple bonne nouvelle pour l'économie française. D'abord, elle redonne enfin des visages aux entrepreneurs «de base» qui ont, comme aux plus belles heures du syndicalisme traditionnel, débordé leur direction. Pendant que le Medef et la CGPME, empêtrés dans leur costume d'organisations patronales représentatives, sont contraints à la stratégie du donnant donnant dans les négociations avec le gouvernement, que les patrons des grandes entreprises représentés par l'Afep se font cajoler par l'Élysée qui leur assure préparer un grand choc de compétitivité pour mieux faire passer la pilule de la taxe à 75 % sur les hauts salaires, on trouve loin de ce cercle du pouvoir des entrepreneurs prêts à prendre publiquement la parole et à défendre leur place et leur rôle dans la société.

Deuxième bonne nouvelle, ces patrons-là sont encore prêts à se battre pour leur pays. On les accuse de ne penser qu'à s'enrichir? C'est méconnaître la flamme qui les habite.

Quand un patron de start-up revend son affaire, il ne songe qu'à une seule chose: en ouvrir une autre, voire dix! Geoffroy Roux de Bézieux, qui a fait fortune en revendant The Phone House, en a réinvesti une grande partie dans Virgin Mobile et, loin de prendre du bon temps aux Seychelles, il se bat aujourd'hui pour assurer la survie de ses 1400 salariés face à l'offensive de Free. Charles Beigbeder, qui avait, au début des années 2000, revendu Selftrade pour 900 millions d'euros a, depuis, recréé deux entreprises, tour à tour dans l'énergie - Poweo - puis l'agriculture - AgroGénération. «Que voulez-vous que je fasse? demandait-il après avoir vendu son courtier en ligne. Vingt fois le tour du monde? Et après?»

Ces capitalistes-là ne dédaignent pas l'argent, c'est vrai: mais ils s'en servent principalement pour recréer, innover. Et pour tout dire, c'est parce qu'ils sont déjà riches qu'ils peuvent tenter des aventures périlleuses.

Des revenus imprévisibles

C'est la troisième bonne nouvelle de la révolte des Pigeons: il existe encore des hommes prêts à prendre des risques. Et au-delà de la querelle sur le montant précis de la taxe qu'on leur réserve, leur argument est économiquement justifié.

L'alignement de la taxation du capital sur celle du travail revient à mettre au même niveau un salaire - fixe et a priori sûr de tomber chaque mois - avec un revenu totalement imprévisible et par définition risqué.

Cela équivaut pour l'État à dire à un agriculteur: «si votre récolte échoue vous perdez tout, si elle réussit j'en récupère 60 %». Bercy répond que grâce au lissage des plus-values dans le temps on favorisera la détention longue, donc le développement de PME pérennes. Ce faisant, les énarques ignorent l'un des enseignements de base des écoles de commerce: un créateur, celui qui innove et prend des risques, n'est pas forcément un bon manager.

Et au bout d'un certain temps, lorsque ce créateur doit se transformer en manager il peut devenir, paradoxalement, une menace pour la croissance de son entreprise. Mais cela, aucun des 38 membres du gouvernement Ayrault ne pouvait le savoir, puisque 37 d'entre eux n'ont jamais mis les pieds dans une société privée…

 

 

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