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Grève SNCF : les usagers s'unissent pour exprimer haut et fort leur ras-le-bol

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Entre désagrément, surcoût financier et problèmes de sécurité dans les trains aux heures de pointe, cinq associations de voyageurs se sont regroupées pour dénoncer les conséquences de de ce conflit, notamment en matière de sécurité publique.

 

 

«Trop c'est trop!» Alors que les cheminots vont entrer dans leur huitième jour de grève ce mercredi 18 juin, les associations de voyageurs demandent un retour immédiat à la normale. Regroupées depuis lundi au sein d'une Coordination nationale des usagers du train (Cnut), cinq organisations d'usagers ont décidé de parler d'une même voix pour s'alarmer du «désarroi des centaines de milliers de clients qui n'ont pour seul moyen de mobilité que le train».

«La situation n'a que trop duré. Le conflit est arrivé à un point critique», s'alarme Willy Colin, membre de l'Association des Voyageurs Usagers des Chemins de fer (AVUC) basée dans l'Ouest et porte parole de la Cnut. Un constat que partage Jean-Claude Delarue, représentant de SOS Usagers, une organisation basée en Ile-de-France, également membre de la Cnut. Pour lui, la grève pose désormais «un vrai problème de sécurité publique». Témoin d'échauffourées dans le réseau Transilien, Jean-Claude Delarue affirme observer un échauffement des esprits dans les rames et sur les quais jour après jour. «On n'en est encore qu'à des dérapages. Aucun accident grave n'est encore à déplorer mais c'est quelques chose qui peut arriver à tout moment», s'inquiète le représentant d'usagers.

Jean-Claude Delarue pointe du doigt le service minimum mis en place par Nicolas Sarkozy en 2007, pour garantir la poursuite du service public en cas de grève. «Un dispositif inefficace qui ne suffit plus», tranche le représentant. Il se range derrière l'ancienne ministre UMP Valérie Pecresse qui s'est déclarée pour un doublement des «obligations du service minimum en imposant à la SNCF de mettre en place deux trains sur trois au lieu d'un train sur trois aux heures de pointe».

Se sentant «oubliées par les responsables politiques», les associations espèrent rencontrer le secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier «pour s'exprimer sur cette situation épouvantable». Au centre de leurs préoccupations: l'indemnisation des usagers. Une inquiétude à laquelle Guillaume Pepy a déjà apporté quelques réponses vendredi 13 juin. Le président de la SNCF a en effet alors promis le remboursement de 20 à 33% du montant mensuel de tous les abonnements mensuels sous forme d'un coupon de réduction à valoir sur le mois de juillet. «Un geste bienvenu mais insuffisant», répond Willy Colin. «J'ai un abonnement que je paye 80 euros par mois. Sur 20% la SNCF me promet donc de me reverser 25 euros. Or comme je ne peux plus prendre le train, j'utilise ma voiture. Et rien que la semaine dernière j'en ai déjà eu pour 40 euros de carburant. On est donc loin du compte», s'indigne-t-il.

Mais les associations des usagers ont également l'intention de se faire entendre sur la réforme ferroviaire. Le projet actuellement en débat à l'Asssemblée nationale, dont les grévistes ne veulent pas entendre parler, ne semble pas faire l'unanimité non plus du côté des voyageurs. «A aucun moment, nous n'avons été appelés à la table des négociations pour discuter du texte», se plaint Willy Colin. «Or nous avons des choses à dire sur une réforme dans laquelle la notion de service publique n'est jamais mentionnée. Ce projet est principalement destiné à faire des économies, ce qui risque donc de fatalement déboucher à terme sur des suppressions de dessertes et des fermetures de gare», s'inquiète le porte parole du Cnut. Mais pas question de demander l'abandon de la réforme pour autant. «Il est trop tard pour ça. L'impératif aujourd'hui c'est un retour à la normal du trafic ferroviaire. La seule condition selon nous, pour que des discussions sereines puissent être entamées par la suite», explique Willy Colin.

 

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