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Le Journal Des Bonnes Nouvelles

Les bonnes nouvelles apportées dun pays éloigné, sont comme de leau fraîche à une personne altérée et lasse.

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Le Web, nouvelle foire aux petits boulots

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Besoin d'un cuisinier, d'un artisan, d'un concepteur de site web ou d'un graphiste pour dessiner un logo? Le "jobbing" a peut-tre la solution pour vous: ce concept venu des Etats-Unis met en relation clients et prestataires sur des sites de recrutement "entre particuliers". Les premiers reoivent la promesse de prix casss. "Gagner du temps, conomiser de l'argent", vante sur sa page d'accueil YoupiJob, l'un des pionniers en France, lanc en 2012. Le site se targue de runir "plus de 30 000 particuliers travailleurs disponibles" des "tarifs attractifs", "deux trois fois moins chers" pour les travaux de "petites manutentions".

Les "jobbeurs" -les internautes qui cherchent vendre leurs comptences- se prennent quant eux rver d'amliorer leur quotidien. "En ces temps difficiles de chmage, le jobbing est devenu la solution pour arrondir ses fins de mois, ne pas rester inactif avant de retrouver un emploi ou encore, dgoter un job tudiant", peut-on lire dans la prsentation de Jemepropose.com, autre acteur du march. La plupart des sites prennent une commission de 10 15% sur ce que touche le "travailleur".

"Job", "chmage", "recrutement"... Le jobbing profite plein du contexte de crise. Mais s'agit-il de travaux de pro ou de petits boulots amateurs? Les sites entretiennent le flou. "On reste dans le registre du complment de revenus pour des particuliers qui ont simplement structur leur activit, tempre Bertrand Tournier, fondateur de YoupiJob. 70% des offres concernent du bricolage -monter une tringle, changer une ampoule- ou des activits complmentaires, mnage, repassage, baby-sitters..." Le profil des prestataires: "Des particuliers sans statut que la loi autorise rendre des services occasionnels ou des auto-entrepreneurs.

Dans les faits pourtant, les professionnels ne sont pas rares, comme ces monteurs vido, traducteurs ou comptables aux "15 ans d'exprience". Sur FrizBiz, autre site de recrutement entre particuliers aux quelques milliers de membres actifs, se mlent "professionnels, artisans et auto-entrepreneurs", avance Augustin Verlinde, son co-fondateur. Assistants administratifs, photographes, dpanneurs informatiques, couvreurs ou encore mcaniciens, beaucoup de "jobbeurs" offrent leurs services sous ce statut.Se pose alors la question de leur rmunration. Car la promesse de prestations brades pour le "consommateur malin" s'accommode mal du respect des tarifs du march. Bertrand Tournier s'en remet au bon sens des utilisateurs. "Dans le domaine de la rdaction, il y avait conflit entre les attentes des professionnels et les acheteurs qui ne connaissaient pas le mtier, et faisaient des propositions incohrentes, admet-il. On a fait en sorte que les prix proposs soient plus acceptables, mais gnralement les particuliers se mettent d'accord entre eux.

Quand la prestation se chiffre en prix horaire, les sites de recrutement imposent gnralement le smic. "On n'a pas vocation casser les prix et les marchs des professionnels", promet Augustin Verlinde. D'aprs lui, les clients ne cherchent de toute faon pas les prestations les moins chres. "Quelqu'un qui veut repeindre son garage va chercher un prix bas, car il n'aurait pas fait appel un professionnel, note-t-il. Mais pour repeindre un salon, c'est rarement le plus offrant qui l'emporte", promet-il. FrizBiz dit contacter le client quand sa proposition semble trop faible, voire supprimer offre et profil s'il refuse de la rvaluer.Reste que les professionnels sont parfois leurs pires ennemis. En proposant d'acheter et de vendre des services virtuels pour cinq euros, le site 5euros.com, fond par les crateurs de Viedemerde.fr, se voulait plus loufoque que le jobbing classique. "Un internaute propose de vous vendre un rayon de soleil, c'est drle et potique", s'amuse Didier Guedj, l'un des fondateurs. On y croise pourtant une traductrice italien/franais, ou une professionnelle qui offre de "rdiger des articles web de 500 mots" et cite deux ex-employeurs "trs satisfaits". Pour 20 fois moins cher que les prix du march...

 

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