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Free a permis aux Français d'économiser 7 milliards d'euros

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Dans sa dernière étude, l'UFC-Que Choisir tire les conséquences de l'arrivée de Free sur le marché de la téléphonie mobile. En deux ans, les factures ont baissé de 30 % en moyenne sur les mobiles. L'association minimise aussi l'impact du quatrième opérateur sur l'emploi dans le secteur.

Après avoir fustigé la qualité du réseau de Free dans une précédente étude, l' UFC - Que Choisir met en avant les bénéfices financiers de ce même opérateur pour les consommateurs.

En deux ans, les factures mobiles ont baissé de 30 % en moyenne, pour passer de 24 euros à 17 euros par mois. Autrement dit, l'économie cumulée pour les consommateurs français est de près de 7 milliards d'euros sur deux ans.

«La baisse des prix constatée est d'autant plus frappante qu'en 2008, une étude de l'UFC-Que Choisir avait mis en évidence la stabilité des prix de la téléphonie mobile entre 2003 et 2007», souligne Gérard Bardier, administrateur de l'UFC-Que Choisir, qui avait pris position en faveur de l'attribution d'une quatrième licence, «pour améliorer la concurrence»».  Cette baisse de prix a permis à la France de passer des derniers rangs à celui de bon élève européen. Alors que les prix de la téléphonie mobile en France étaient en moyenne 27,1 % au dessus de la moyenne européenne en 2008, ils sont désormais 48,7 % moins chers! «En outre, plus on téléphone, plus l'écart avec les autres pays s'accroît. Ainsi, par rapport à la France, un «gros» consommateur a une facture neuf fois plus élevée en Espagne et cinq fois plus en Allemagne», poursuit l'étude.

Aujourd'hui, les consommateur font davantage jouer la concurrence. Depuis arrivée de Free en janvier 2012, plus 13 millions de numéros de téléphone mobile ont été «portés» (leur titulaire a changé d'opérateur): c'est trois fois plus que sur la période précédente. De même, l'entrée de Free s'est traduite par une évolution des habitudes de consommation: les forfaits sans engagements représentent désormais 43 % des abonnements, contre 20 % auparavant et devraient devenir majoritaires en 2014.

Cela s'explique aussi par le «poids économique de la subvention pour les consommateurs qui représente un surcoût colossal», souligne Antoine Autier, chargé de mission télécoms à l'UFC-Que Choisir. Pour un terminal bas de gamme, le surcoût induit par la subvention peut atteindre 50 % du prix de l'abonnement, mais il n'est «que» de 16 % par un smartphone haut de gamme.

L'UFC Que Choisir jette un pavé dans la mare, alors que les détracteurs de Free, le ministre de l'Économie Arnaud Montebourg en tête, affirment que depuis 2012 des «dizaines de milliers d'emplois ont été détruits dans les télécoms». L'association soutient que l'emploi a au contraire augmenté depuis cette date. Elle s'appuie pour cela sur des chiffres de l'Insee et de l'Arcep (l'autorité de régulation des télécoms). Selon l'Insee, le secteur employait 138.000 salariés en 2010 et en comptait 140.200 en 2013. La baisse des effectifs, amorcée depuis 2001, après un plus haut à 177.300 personnes en 2000, est antérieure à l'arrivée de Free. «Et lorsqu'on injecte dans l'économie le pouvoir d'achat supplémentaire généré par l'arrivée du quatrième opérateur, cela relativise une perte d'emploi éventuelle», ajoute Antoine Autier.  «Les finances publiques n'ont pas non plus subi l'arrivée de Free», ajoute l'association qui estime que «l'état récupère sur la TVA ce qu'il a perdu sur l'impôt sur les sociétés».

Si le bilan est «sans appel, l'intensité de la concurrence ayant montré tous ses bienfaits», l'UFC-Que Choisir s'inquiète des conséquences d'une éventuelle consolidation du secteur dans l'avenir. L'association se livre à une démonstration qui peut être critiquée. Selon elle, le manque d'investissements de SFR dans la 4G (qui a déployé 1500 antennes quand Orange, son concurrent de taille comparable, en installait 6000) s'explique par des choix stratégiques. SFR aurait choisi d'alléger ses investissements afin de mieux se vendre à Numericable.

L'association de prend pas en compte les conséquences de l'arrivée du quatrième opérateur sur les résultats de SFR, estimant qu'il s'agit d'un simple choix stratégique et non pas financier.  L'association en appelle néanmoins à la mise en place d'un observatoire sur la qualité des réseaux, afin que les consommateurs puissent choisir, non seulement en fonction des prix, mais aussi en prenant en compte la qualité du réseau.

 

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